« Ch’Lanchron » publie l’intégralité
des textes picards de Gustave Devraine
C’est dans le Vermandois que Gustave Devraine a puisé son picard, à commencer par Driencourt, son village natal. Il vécut ensuite à Péronne, le chef-lieu, où il animait la société d’histoire locale et s’occupait de la bibliothèque. Mais c’est bien au long des chemins ruraux que Gustave, le vétérinaire, parle picard au fil de ses rencontres. Son activité quotidienne le conduit en effet de ferme en ferme, où il soigne les vaches chez les éleveurs du pays.
De nature curieuse, il note les bons mots, les expressions ou répliques typées qu’il entend au hasard de ses visites. Son imagination le porte à replacer cet esprit picard dans des dialogues théâtraux, mais aussi dans des contes, des poèmes, des chansons. Nous y retrouvons régulièrement ses héros, Dudule (le mari) et Sidonie (sa femme) dans leur intérieur picard. Une grande cheminée avec son fauteuil, une table qui trône au centre de la pièce, et une horloge qui décompte les heures : le décor ne change presque jamais. Les idées foisonnent dans ce recueil.
Qui ne connaît encore les sketches, les saynètes ou les pièces de théâtre de Gustave Devraine ? « Ça ne va guère », « Nou mason », et toutes les autres, sont rassemblées ici pour la première fois, accompagnées de nombreux textes jusqu’alors inédits. Tout le picard de Gustave Devraine est contenu dans Chés boudaines bleuses.

Quelques manuscrits :
A l’Exposition coloniale :


Ach’casino






Atlas linguistique picard





Ch’Marché


Ch’l’appendicite


Ch’l’octroyer


Chez nous

Dudule et Sidonie














En permission



En’ séance ed T.S.F


L‘ Trott’rie


L’cabène d’bergi





L’canchon de l’flamique


L’femm’ sans tête


La Femme Fachi.

M’panche_


M’polonaise




Min gouvernement


Min gardin


Min pantalon d’al dimanche

Nou automobile

Poilu d’orient

Tout chan qu’tu vux!



article du progrès de la Somme – 15 juin 1934



